Partager l'article ! Semi de la Coulée Verte 16/10/2011: Après la séance de mercredi Sieg me demande : "tu comptes partir sur quel rythme pour le semi ?" ...
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Après la séance de mercredi Sieg me demande : "tu comptes partir sur quel rythme pour le semi ?"
Je réponds : "bah j'en sais rien, on verra bien..."
Et pour voir, j'ai vu ! Mais qu'est-ce qui m'a pris, moi qui ne part jamais vite et qui court de façon progressive... voilà que mes jambes, à la faveur d'une belle descente, sont devenues folles enragées... et j'emboîte le pas aux kenyans : 2'53" au 1er km puis 15'45" au 5km... je regarde mon chrono avec une certaine inquiétude. Je me répète sans cesse "ça va piquer, ça va piquer" et oui ça a piqué !
Au 9ème asphixié par mon départ suicide et la chaleur (25 °C) je suis incapable de suivre le rythme de Grenetier (St Junien) ou Duffau (St Maixent). L'idée d'abandonner me traverse l'esprit et ne me quittera plus jusqu'à l'arrivée... Sébastien Couton me double... c'est la misère dans ma tête et mes jambes. J'attrape une bouteille, je prends un bon kilomètre pour m'asperger, m'hydrater et souffler. Puis je rentre en colère contre moi-même : " t'as voulu jouer au con, t'as fait le couillon au départ et bah maintenant tu assumes et tu vas te faire mal jusqu'au bout... trop facile d'abandonner quand ça devient dur !". Je me suis rattaché à cette colère salvatrice pour continuer "haaa t'as fait le malin et bah tu vas voir ! ! ! ". Je suis revenu progressivement sur Sébastien pour le reprendre et continuer... dans le dur. Aller jusq'au bout (Run Ever !), sans un regard sur le chrono et sans éprouver beaucoup de plaisir, franchir la ligne.... la délivrance ! ! ! Ah bah si y a un peu de plaisir finalement une fois que tout est terminé mais quel calvaire 1h11'02" : mon plus mauvais semi ! ! ! ! 7ème au scratch à la faveur d'une édition moins relevée que les années précédentes.
En discutant avec nombre de coureurs, je suis réconforté par les récits de leurs calvaires : chaleur, relances, côtes, tous ont souffert.
Après analyse je me dis que c'est pas si mal d'avoir tenu jusqu'au bout... au moral. Puis c'était un peu couru d'avance cette connerie. En ce moment j'ai de la dynamite dans les jambes, je suis rapide, puissant mais je manque de travail au seuil et à allure spé marathon. Je me laisse griser par mes compères d'entraînement... pas grave car on s'éclate comme des cadets sur la piste . Mais charge à moi de rectifier le tir pour fin novembre.... sinon le calvaire risque d'être encore plus long !
86 rue du Fief d'Amourettes à Niort
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